Économies de chauffage et de climatisation en France grâce aux intercalaires warm edge: une nouvelle étude de l’Institut Passivhaus

OBJET DE L’ÉTUDE

  • Cette étude compare les intercalaires en aluminium, en acier inoxydable et en matière composite :
  • • dans des maisons françaises classiques équipées de double ou de triple vitrage et dans une maison passive (ayant toutes une surface habitable de 100 m²)
  • • dans 3 types de zones climatiques présentes en France
  • • du point de vue des économies d’énergie et de la réduction des émissions de CO2
  • Les principaux résultats en un coup d’œil

    L’Institut Passivhaus, organisme indépendant implanté à Darmstadt en Allemagne, vient d’étudier pour la première fois l’impact des intercalaires des fenêtres isolantes sur la consommation énergétique des bâtiments dans différentes zones climatiques françaises. Que ce soit à Nancy (climat tempéré froid), à La Rochelle (climat tempéré) ou à Nice (climat tempéré chaud), les espaceurs isolants composite permettent de réduire nettement la consommation d’énergie, les émissions de CO2 et les frais de chauffage et de climatisation par rapport aux modèles en aluminium.
     
    Principaux résultats :

     

  • Étude de l’Institut Passivhaus : informations pour les architectes et les maîtres d’ouvrage

    Selon cette étude, l’utilisation d’intercalaires en matière composite au lieu des modèles en aluminium permet d’économiser l’énergie destinée au chauffage dans les maisons françaises classiques.

    Cette économie peut atteindre 7,9 % par an à Nancy (climat tempéré froid) et 5,7 % par an à La Rochelle (climat tempéré).

    À Nice (climat tempéré chaud), une maison équipée d’intercalaires en aluminium consomme 49,6 kWh/(m²a) pour le chauffage en hiver et 33,3 kWh/(m²a) pour la climatisation en été afin d’être maintenue à une température de 20 °C. L’économie d’énergie obtenue à l’aide d’intercalaires isolants composite est de 3,8 % dans une maison classique et de 9 % dans une maison passive.

    Ces résultats démontrent que les intercalaires sont des composants dotés d’un grand impact et que les modèles isolants accroissent l’efficacité énergétique des bâtiments.

    L’intercalaire : un élément clé des fenêtres à isolation thermique

    Situé à la périphérie du vitrage isolant, l’intercalaire (ou espaceur) maintient un écart entre les vitres. Il crée ainsi un espace qui est généralement rempli d’un gaz rare, l’argon, afin d’assurer une meilleure isolation. On trouve sur le marché des intercalaires en aluminium, en acier inoxydable ou en matière composite. Les modèles en matière composite à haute efficacité énergétique sont plus connus sous le nom de « warm edge » (à bords chauds). Aujourd’hui, l’intercalaire revêt à juste titre une importance centrale, car après le vitrage et le cadre, il constitue le troisième élément-clé de la performance énergétique des fenêtres isolantes.

    Réduction de la consommation d’énergie

    Comme le montre l’étude, les espaceurs composite permettent de réduire la consommation d’énergie et donc les coûts de chauffage par rapport aux modèles en aluminium, et ce, durant toute la durée de vie du produit. Bien que les fenêtres isolantes munies d’espaceurs isolants composite soient légèrement plus chères à l’achat, les chiffres montrent que les propriétaires et les locataires y gagnent sur le long terme.

    Amélioration du confort et réduction du risque de moisissure

    Les espaceurs isolants composite améliorent également le confort : En hiver, la température intérieure demeure agréable, les risques de condensation en périphérie du vitrage sont considérablement réduits, ce qui contribue à l’augmentation de la qualité de l’habitat et de la valeur du bâtiment.

    Réduction des émissions de CO2

    Un bâtiment qui nécessite moins d’énergie réduit également les émissions de CO2. Les résultats de l’étude montrent clairement que chacun peut contribuer à la transition énergétique en choisissant de façon judicieuse un composant d’une étonnante efficacité.

    Il fait la différence : le coefficient de transmission thermique

    Lorsqu’un intercalaire présente un coefficient de transmission thermique élevé, cela entraîne une grande déperdition de chaleur, quelle que soit la qualité du cadre et du vitrage. Même parmi les intercalaires composite, il existe des différences considérables : un modèle à haute efficacité énergétique tel que celui employé dans l’étude présente une conductivité thermique linéaire de 0,14 W/(mK). Les intercalaires en acier inoxydable se situent en deuxième position avec 0,6 W/(mK), tandis que les modèles en aluminium arrivent loin derrière avec pas moins de 160 W/(mK).

    L’étude à télécharger

    Vous trouverez ici l’étude ainsi qu’un tableau récapitulatif avec tous les résultats.

  • Étude de l’Institut Passivhaus : informations pour les fabricants de fenêtres

    Pour les utilisateurs, le prix légèrement plus élevé d’une fenêtre munie d’espaceurs isolants est largement compensé par les économies réalisées sur les frais de chauffage. Par exemple : dans une maison française classique située à Nancy (climat tempéré froid) et munie de triple vitrage, l’économie réalisée en 40 ans d’utilisation peut s’élever à plus de 16 euros par mètre linéaire de vitrage. Cela constitue une opportunité pour les fabricants de fenêtres et de vitrages isolants, car le prix au mètre des espaceurs isolants composite est à peine supérieur à celui des modèles en aluminium.

    Réduction de la consommation d’énergie de chauffage grâce aux intercalaires isolants

    Économies d’énergie réalisées en utilisant des espaceurs isolants composite plutôt que des modèles en aluminium :
     
    Climat tempéré froid (Nancy) :
    • Dans une maison française classique avec double vitrage : 5,9 %
    • Dans une maison française classique avec triple vitrage : 7,9 %
    • Dans une maison passive : 17,7 %
     
    Climat tempéré (La Rochelle) :
    • Dans une maison française classique avec double vitrage : 4,2 %
    • Dans une maison française classique avec triple vitrage : 5,7 %
    • Dans une maison passive : 13,3 %
     
    Climat tempéré chaud (Nice) :
    • Dans une maison française classique avec double vitrage : 2,9 / 2,3 %
    • Dans une maison française classique avec triple vitrage : 3,8 %
    • Dans une maison passive : 8,8 %
     
    Comme le montrent ces chiffres, les intercalaires isolants composites améliorent l’efficacité énergétique des fenêtres et donc des bâtiments.
     

    Il fait la différence : le coefficient de transmission thermique

    Après le vitrage et le cadre, l’intercalaire constitue le troisième élément clé de la performance énergétique des fenêtres isolantes actuelles. Lorsqu’il présente un coefficient de transmission thermique élevé, cela entraîne une grande déperdition de chaleur, quelle que soit la qualité du cadre et du vitrage. Même parmi les intercalaires warm edge, il existe des différences considérables. Un modèle à haute efficacité énergétique tel que celui employé dans l’étude présente une conductivité thermique linéaire de 0,14 W/(mK). Les intercalaires en acier inoxydable se situent en deuxième position avec 0,6 W/(mK), tandis que les modèles en aluminium arrivent loin derrière avec pas moins de 160 W/(mK).

    Des arguments de conseil et de vente

    L’étude réalisée par l’Institut Passivhaus fournit pour la première fois des chiffres qui démontrent clairement les avantages des espaceurs isolants par rapport aux autres modèles. Des chiffres qui permettent aux fabricants de fenêtres d’étayer leur argumentaire de conseil et de vente.

    L’étude à télécharger

    Vous trouverez ici l’étude ainsi qu’un tableau récapitulatif avec tous les résultats.

  • Petit composant, grand impact sur la transition énergétique

    Mutation démographique, urbanisation, industrialisation : autant de facteurs qui contribuent à l’augmentation constante de la consommation mondiale d’énergie, dont une part considérable est destinée au chauffage et à la climatisation des bâtiments. Afin de pouvoir contribuer activement à la transition énergétique, il est indispensable de définir des mesures simples qui permettront d’agir efficacement à l’avenir.

    La réduction de la consommation d’énergie entraîne une baisse des émissions de CO2. Dans les trois types de maisons de 100 m² chacune examinées lors de l’étude, il s’est avéré que l’utilisation d’espaceurs composite au lieu de modèles en aluminium permet d’économiser jusqu’à 100 kg de CO2 par an. En fonction de la zone climatique, l’économie de chauffage peut atteindre 7,9 % dans une maison à triple vitrage, 5,9 % dans une maison à double vitrage et 17,7 % dans une maison passive.

    L’étude de l’Institut Passivhaus établit les économies réalisées à l’échelle d’un bâtiment. La contribution concrète des intercalaires isolants à la transition énergétique est en cours de calcul. N’hésitez pas à repasser pour en savoir plus !

  • Étude de l’Institut Passivhaus à télécharger